Tilelli 1994 : la presse en a parlé

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Ci-après des articles et dépêches publiés par la presse suite aux arrestations des militants de Tilelli en 1994.
L’article sera mis à jour au fur et à mesure…

[AFP] – MAROC : Arrestations après les défilés du 1er mai

L’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH, indépendante) a dénoncé, dimanche 8 mai, dans un communiqué, les arrestations, dans plusieurs villes, de “nombreux citoyens”, en particulier des “membres de syndicats, d’associations culturelles et de droits de l’homme”, à l’occasion des défilés du 1er mai.
Selon l’OMDH, des responsables de l’association Tilelli ” oeuvrant pour la culture amazighe (berbère), dont le président Mohamed Harch Erras, ont été aussi arrêtés, vraisemblablement pour avoir revendiqué la promotion de la culture amazighe “.

AFP, 10 mai 1994.

[Le Monde] – Au Maroc, libération de trois défenseurs de la culture berbère

La cour d’appel d’Errachidia (Sud-Est marocain) a, mercredi 29 juin, réduit à deux mois de prison ferme les peines de vingt-quatre et douze mois auxquelles avaient été condamnés, le 27 mai dernier, trois défenseurs de la culture berbère.

Le 1er mai, après le défilé de la Fête du travail, sept enseignants berbères avaient été arrêtés à Goulmima, dans la province d’Errachidia, pour avoir distribué des tracts et brandi des banderoles en faveur de l’adoption de la langue amazigh (berbère) comme langue officielle. Quatre d’entre eux avaient été relaxés – contre l’avis du parquet, qui a fait appel -, mais les trois autres avaient été sévèrement condamnés. L’annonce du jugement en première instance avait provoqué une vague de protestations de la part des associations culturelles berbères, ainsi que de la presse d’opposition, qui avait parlé de “provocation” et de “maladresse”, dans un pays où trois Marocains sur dix parlent berbère, et où l’immense majorité d’entre eux comptent un ou plusieurs ascendants berbères.

En réduisant la peine des trois enseignants condamnés – qui ont été immédiatement libérés -, le pouvoir a manifestement voulu calmer le jeu. Il y a quelques semaines, le nouveau premier ministre, Abdellatif Filali, avait déjà donné un signe de bonne volonté en révélant que des journaux télévisés en langue berbère seraient bientôt diffusés. La relative mansuétude de la cour d’appel confirme cette tendance et conforte le premier ministre dans son engagement affiché à “promouvoir l’Etat de droit”.

El Banna Mouna

Le Monde, 1er juillet 1994.

Tasghunt Idles

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